Loire Il a inventé un piège à moustiques intégré dans un pot de fleurs : « Sans CO2, discret et économique »
Martin Saby, ingénieur en génie industriel, a développé un piège à moustiques prenant place dans de gros pots de fleurs, le tout fabriqué en France. Il vient de lancer sa start-up, Kiko Moskito.
Il avait cette idée de créer un piège à moustiques dans un coin de la tête depuis plusieurs années. Martin Saby s’est finalement jeté à l’eau.
Après quelques mois de développement et de mise en route, l’ingénieur en génie industriel de 31 ans (passé par Nestlé, Seb ou encore Louis Vuitton) vient de créer son entreprise, qu’il a baptisée Kiko Moskito. Il est accompagné dans sa démarche par l’incubateur de Telecom Saint-Étienne, Use’In.
Un piège qui se veut économique et esthétique
Le concept : un gros pot de fleurs, branché à une prise électrique, et dans lequel est inséré un boîtier avec un filet et une poche contenant un attractif reproduisant l’odeur humaine. Sous ce filet, un ventilateur permet de diffuser l’attractif tout en aspirant l’air environnant.
« Les moustiques sont attirés par l’odeur et le contraste visuel entre le centre sombre du piège et son enveloppe claire. Ils s’approchent du canal central, sont aspirés puis bloqués dans le piège », explique Martin Saby, promettant une efficacité de protection sur une surface de l’ordre de 300 m².
« Il existe déjà de nombreux pièges, des bornes fonctionnant avec du CO2 pour la plupart. Mais je voulais proposer un piège sans CO2, discret, qui s’intègre mieux esthétiquement sur une terrasse ou un jardin et qui soit économique. »
« J’espère en vendre entre 200 et 300 cette année »
Les pots de fleurs sont fabriqués dans l’Ain, Martin Saby fabrique chez lui une partie du piège grâce à deux imprimantes 3D dans lesquelles il a investi. La grille, qu’il achète à un industriel d’Albi, est découpée par une PME veauchoise et laquée à Saint-Just-Saint-Rambert.
Le piège Kiko Moskito est vendu 125 euros sur le site internet de l’entreprise. « Je me laisse un à deux ans pour voir si cette activité est viable », confie l’entrepreneur.
« J’espère en vendre entre 200 et 300 cette année et signer rapidement des partenariats avec des distributeurs. »
Les quatre premiers pièges avaient été achetés en début d’année par la commune de Saint-Just-Saint-Rambert, où est revenu vivre Martin Saby, dans le cadre du budget participatif mis en place par la municipalité pour soutenir les projets d’intérêt général de ses habitants.
